J’ai lu « Le Consentement » de Vanessa Springora

J’ai lu d’une traite le livre #Consentement de Vanessa Springora. Un livre superbement écrit qu’il faut lire. J’ai hésité à le lire, par peur de tomber sur des détails sordides. Mais ce livre heureusement, n’est pas que ça.

Ce livre fait réfléchir sur les fruits nauséabonds de la libération sexuelle qui ont pu entraîner sans coup férir certains dans un relativisme sournois. Mettant sur le même plan l’oppression à l’encontre des homosexuels que celle envers des pedocriminels. Qui soutenait le libertinage et moquait l’Amour fidèle.

Une époque où l’ordre moral était le grand méchant loup et pour qui un pedophile avec une certaine aura et un incontestable talent -sur la forme – était requalifié en amoureux transi …

Une époque où un certain milieu était consentant avec la pedophilie de l’un de ces membres. Lâchée dans ce milieu, une adolescente de 13 ans est la proie d’un prédateur.

Alors oui avant d’être victime du consentement d’un certain milieu, elle a été la victime d’un homme dont elle croyait avec la naïveté de sa jeunesse qu’il pourrait lui apporter l’amour dont elle a été privée…

Selon divers besoins, il est une science.
D’étendre les liens de notre conscience.
Et de rectifier le mal de l’action
Avec la pureté de notre intention.
De ces secrets, madame, on saura vous instruire ;
Vous n’avez seulement qu’à vous laisser conduire.
Vous n’avez seulement qu’à vous laisser conduire.
Contentez mon désir, et n’ayez point d’effroi ;
Je vous réponds de tout, et prends le mal sur moi.
Tartuffe

Alors oui il faut dénoncer les dérives de cette époque bien trop consentante. Vanessa Springora le fait avec intelligence et brio. Comme ici :

C’est que, dans les années soixante-dix, au nom de la libération des mœurs et de la révolution sexuelle, on se doit de défendre la libre jouissance de tous les corps. Empêcher la sexualité juvénile relève donc de l’oppression sociale et cloi- sonner la sexualité entre indivi- dus de même classe d’âge constituerait une forme de ségrégation. l’emprisonnement des désirs, contre toutes les répressions, tels sont les mots d’ordre de Lutter contre cette période, sans que per- sonne y voie à redire, sinon les culs-bénits et quelques tribunaux réactionnaires.

Il faut aussi avoir un regard ajusté sur notre époque qui en avril 2019, n’était pas tendre avec Benoit 16 qui disait rigoureusement la même chose. Mais c’était Benoit XVI … et de fait l’Eglise a aussi dû faire son examen de conscience et prendre des mesures. Et il était temps …

«Ce qui me fait peur ce n’est pas la méchanceté des méchants mais le silence des justes.»

Évidemment, il ne faut pas attribuer à l’époque de la libération sexuelle la paternité de tous les maux. Je ne le ferais pas car je n’ai pas connu cette période. Il y a eu le pire et le meilleur en même temps. Je constate simplement que cette époque a des répercussions sur la nôtre.

Il est à espérer que sans tomber dans la chasse à l’homme ou à la femme, nous sachions pointez du doigt ce qui dans notre époque flétrit les plus vulnérables, ceux qui n’ont pas voix aux chapitre …

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