Rabiot … et des bas

Adrien Rabiot a donc décidé de renoncer à son statut de réserviste pour la coupe du monde en Russie qui commence dans moins d’un mois. C’est le bad buzz de la semaine.

Le milieu de terrain du PSG a seulement 23 ans fait son entrée remarquée dans la catégorie des joueurs géniaux aussi bien sur le terrain pour s’enflammer qu’hors du terrain pour se griller.

En refusant son statut de réserviste, lui qui pouvait à juste titre espérer une place dans les 23 de Didier Deschamps, il a porté un coup à sa carrière mais aussi à l’indispensable sérénité dont a besoin l’équipe de France pour espérer faire une grande Coupe du monde en Russie. Cette décision insensée n’est malheureusement pas une surprise.

Un événement survenu en Bulgarie ne laissait pas présager un avenir radieux en équipe de France.

Ça s’est passé le 7 octobre dernier, la France dispute en Bulgarie un match décisif en vue des qualifications au Mondial 2018. N’Golo Kanté, se blesse. Rabiot le remplace à une position qu’il n’apprécie guerre et ça se voit. En conférence de presse il justifie son dilettantisme avec cette déclaration lunaire :

« C’était assez dur parce qu’il faisait froid, je n’étais pas chaud. J’avais aussi la peur de me blesser quand on rentre dans des conditions comme ça ».

Imagine-t’on Peter Sagan dire : « J’ai pas pu faire Paris-Roubaix, il y avait trop de pavés » ? Mohamed Ali dire qu’il veut bien boxer mais pas prendre d’uppercuts ? Federer consentir à jouer contre Nadal que si le majorquin ne joue pas lifté sur son revers ? François Gabart faire la route du Rhum uniquement si la météo est clémente ? Non. Si dans le sport l’essentiel est de participer, il est vital dans le haut niveau. Cette leçon Rabiot et consorts devront la méditer.

Quand le coq est trop couvé

Les sportifs sont couvés. Ils ont des personnes qui s’occupent de leur contrats publicitaires, de leurs réseaux sociaux etc… Résultat : ils sont devenus des champions de la langue de bois.

Il faut comprendre aussi que malheureusement le sport est toute leur vie. Rabiot est un contre exemple qui dit ce qu’il pense même s’il ne mesure pas forcément les conséquences de ces choix. A force d’être couvés l’individualisme prend le pas sur l’esprit d’équipe.

Didier Deschamps a eu raison de dire que dans le haut niveau il n’y a pas d’état d’âme.

Le haut niveau en football consiste à accepter que personne n’est irremplaçable mais tout faire pour l’être qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente.

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