Le Média m’a tuer

La polémique de la semaine se passe dans l’université de Tolbiac. Vendredi nous apprenions qu’un jeune étudiant serait mort suite à l’évacuation de la fac par la police. Pourtant … il n’y avait pas mort d’homme.

C’est l’histoire d’un polar sans cadavre, d’une scène de crime sans crime, d’un meurtre sans victime. C’est l’histoire de la fiction qui dépasse la réalité. Vendredi dernier, après l’évacuation de la commune libre de Tolbiac (comme l’appelle les zygotos qui l’occupe) un tweet, puis un article dans le webzine écologiste Reporterre, sur la base de trois témoins, rapportait qu’un étudiant aurait chuté en tentant de s’enfuir. Il serait tombé du haut du toit. Des témoins disent avoir vu le corps inerte de l’étudiant dans une mare de sang. Ils affirment aussi que les services de propreté de la Ville de Paris seraient venu en loucedé pour nettoyer la scène de crime.

L’information est très largement reprise …

Dans un premier temps Marianne, Politisreprennent l’information d’un étudiant gravement blessé. Puis surtout Le Média qui publiera le récit d’une jeune étudiante prénommée Leila qui raconte à visage découvert les conditions de ce qu’elle dit avoir vu. Problèmes Agatha Christiens : Quid de l’identité de la victime ? Quid de son état réel puisqu’il est passé de mort à grièvement blessé ? Quid de l’hôpital où il serait hospitalisé puisque l’APHP a démenti une hospitalisation ?

Notons que Leila expliquera qu’elle était une témoin non oculaire pour finir par avouer rapporter ce que « On » lui avait dit. Comment appelle-t-on un crime sans mort, un blessé grave sans plaies, avec des témoins bidons, et aucune preuve ? Une Fake News !

Qu’est ce que cette histoire dit du traitement de l’information ?

Notre rapport à la recherche de la vérité doit être sans concession. Un meurtre commis par un policier est beaucoup trop grave pour être traité sans un recoupement rigoureux. Libération a fait un vrai travail de Fact Checking pour démonter une par une les inventions des communards libres de Tolbiac. Reporterre a aussi reconnu s’être fait berner. À l’heure où la mode est au lynchage des journalistes, s’impose l’impérieuse nécessité de saluer ceux qui font bien leur travail plutôt que de faire confiance à un pseudo Le Média dont la méthode de Gérard Miller consiste à ne pas se laisser impressionner par « les cris d’orfaie des défenseurs de l’exactitude » jugeant important de dénoncer les violences policières quitte à donner la parole à des étudiants mythomanes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s