Critique de Django Unchained

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En 1858, dans le Sud des États-Unis, quelque temps avant la guerre de Sécession, un ancien dentiste allemand reconverti en chasseur de primes, le Dr King Schultz libère Django, un esclave, et le forme afin de lui permettre de l’assister dans une mission, puis pour le remercier décide de l’aider à libérer sa femme des mains de Calvin Candie, un riche et impitoyable propriétaire terrien du Mississippi.

Avec Quentin Tarentino, tout est possible. C’est ce qu’on aime où qu’on déteste chez lui. Son dernier (très) long métrage est un modèle du genre. Sa plus grande qualité est sans aucun doute, d’avoir l’audace de nous montrer la réalité telle qu’elle est.
Cette réalité est que l’Amérique est un pays ultra-violent et qui s’est construit sur cette violence.
Cette réalité est aussi que l’Amérique s’est aussi construit sur l’argent des champs de coton.
Cette réalité est aussi qu’il existe une hypocrisie majeure qui demeure dans ce pays où la liberté a  été rendue possible par l’esclavage. Un pays où deux droits cohabitent : Tuer et se faire tuer.

Le génie de Quentin Tarentino est de tout se permettre. L’esclave en rupture de ban qui devient chasseur de primes ou conseiller de son maître.
Le message de ce film n’est pas qu’un exposé sommaire de l’esclavage, mais surtout que avoir un but dans la vie qui est juste, finit toujours par payer et aucune violence n’y pourra rien dans le temps.
Les dialogues sont extrêmement bien ciselés pour notre plus grand bonheur.
Certaines scènes sont plus choquantes que violentes mais pas beaucoup plus qu’au JT (j’ai bien conscience que c’est très subjectif) et vont choquer beaucoup d’âmes sensibles.

Que dire de ce casting hors du commun. Jamie Foxx est troublant de réalisme. Léonardo DiCaprio est égal à lui même et montre qu’il excelle autant dans les rôles de gentils comme de méchant. Samuel L Jackson montre toute l’intelligence de son jeu et quand il travail avec son compère de 30 ans, c’est un régal. Enfin Christoph Waltz est d’une précision chirurgicale dans son rôle de chasseur de primes.

Ce film est donc un régal pour la conscience et donc pour l’âme car comme dit Rabelais: « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

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