Hitchcock … THE MASTER OF SUSPENS

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Quand on pense que Alfred Hitchcock ne souhaitait apparaître que quelques secondes dans ses films … Depuis quelques années les fameux biopics racontent la vie de ceux qui ont fait l’histoire. De Serge Gainsbourg à Howard Hughes en passant par George VI, Edith Piaf et Mohamed Ali … tous ces illustres personnages ont eu le droit un film sur leur vie.

L’originalité de ce film est de parler de quelqu’un qui a marqué l’histoire de son art en racontant cinquante-trois histoires.

 

            Nous sommes en 1959, Alfred Hitchcock est au sommet de sa gloire avec le succès planétaire de La Mort aux trousses. C’est bien connu, les grands ne se contentent jamais de ce qu’ils ont fait et se plaisent à aller vers d’autres directions. Après avoir lu une critique d’un livre prénommé Psycho, Hitchcock se lance dans ce projet. Il est bien le seul à y croire. La Paramount à qui il doit contractuellement encore un film se demande comment un film d’horreur sur fond de fait divers sordide mais commun peut intéresser le réalisateur.
Sa femme Alma Reville, qui l’a accompagné depuis toutes ces années, aspire à autre chose et aimerait que son époux ait plus de considération pour elle. Bref vous l’aurez compris, Alfred Hitchcock, est un homme seul. Il est seul et combatif et va jusqu’à hypothéquer sa maison californienne pour pouvoir réaliser ce film. Combatif aussi dans la scène à se tordre face au bureau de la censure ultra puritain de Hollywood.

Ce qui marque dans ce film c’est le contraste entre l’agitation du plateau et la solitude de la vie so british qu’il mène avec ces deux chiens qui sont pour lui des fils, son scotch nocturne. Ses excès aussi quand on le voit se faire livrer depuis Paris son foie gras.
Ce film est une pure réussite. Qu’on ait vu où non Psychose on est pris par la folie de ce film qui a traumatisé les douches de bien des femmes.
Jean Gabin avait dit que pour un bon film, il faut trois choses : une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire. Ce film prouve que c’est insuffisant, il faut aussi un grand réalisateur. Une personnalité qui donne toute sa personne pour la réalisation du métrage.

La réalisation du film est impeccable. Sacha Gervasi arrive à se mettre au service du film, ce qui est tout sauf facile. Anthony Hopkins est un acteur hors du commun dont les mots sont vains pour décrire son talent. Il arrive par la justesse de son jeu, à être Hitchcock sans le singer et l’imiter. Même en lisant le bottin, il nous ferait pleurer.
Helen Mirren est d’une immense classe en donnent une ampleur à son personnage de femme de l’ombre. Scarlett Johansson elle, est dans la lumière et montre encore  la versatilité de son jeu. J’imagine que si Hitchcock était encore avec nous il en ferait sa muse.
James D’Arcy interprète un Anthony Perkins plus vrai que nature.

 Vous l’aurez compris, Hitchcock n’est pas mort car avec ce génie la vie demeure et finalement c’est plutôt la mort qui à Hitchcock aux trousses.

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